dimanche, 14 septembre 2014 20:29

La FSU 68 dénonce « une rentrée sous tension »

20 postes pas pourvus dans le Haut-Rhin et toujours des classes surchargées : la rentrée s’est à nouveau déroulée « sous tension », selon la Fédération syndicale unitaire (FSU) de l’Éducation nationale. « La nouvelle ministre, le recteur et l’inspecteur d’Académie affirment que la rentrée a été réussie, mais en fait c’est à nouveau une rentrée sous tension, juge Jean-Marie Koelblen, secrétaire départemental de la FSU, fédération majoritaire dans l’Éducation nationale. Le jour de la rentrée, 20 postes n’étaient pas pourvus dans les 1er et 2nd degrés dans le Haut-Rhin. »...

Entre-temps, huit contractuels ont été engagés d’urgence. « Ils ont été parachutés devant des élèves sans formation et sont payés au Smic, c’est scandaleux. » La FSU dénonce la mauvaise gestion du personnel : « Des enseignants n’ont reçu leur affectation que le 1er septembre, c’est inadmissible. » Selon Jean-Marie Koelblen, les enseignants qui vont tomber malades ne pourront pas être remplacés car il n’y a plus de contractuels disponibles.

« Rien n’a changé, il y a toujours des classes avec des effectifs très chargés », signale Élise Peter, du Snes. Dans les collèges, les classes de 30 élèves sont « monnaie courante, même dans les groupes de langues ». Idem dans les lycées.
Ainsi, la FSU fait état de trois terminales C au lycée Schweitzer de Mulhouse avec plus de 30 élèves.

Face à l’instauration des nouveaux rythmes scolaires dans le primaire, la FSU réclame la création d’un service public du périscolaire avec le statut de la fonction publique. « Ce n’est pas le rôle des maires de chercher le contenu de ces heures.
» « Les nouvelles activités péri-éducatives ont limité l’accès aux piscines alors que 50 % des élèves de 6e ne savent pas nager », déplore par ailleurs Christophe Ansel, du SNEP.

Mais le principal grief des enseignants reste la perte du pouvoir d’achat en raison du gel des salaires depuis quatre ans et de la hausse des cotisations de retraite. Un salaire de 1 300 € seulement en début de carrière avec bac+5 explique la chute des vocations pour ce métier noble mais difficile.


Adrien DENTZ

Dernière modification le lundi, 15 septembre 2014 18:03
Plus dans cette catégorie : « congrès académique 2014 Profession de foi »