CAPA CLASSE EXCEPTIONNELLE PEPS 21 Juin 2018 Spécial

DECLARATION LIMINAIRE DU SNEP-FSU

Nous siégeons ce jour, pour la deuxième fois cette année, à la CAPA d’accès à la classe exceptionnelle des professeurs d’EPS.

Nous tenons à remercier les services pour leur disponibilité lors de cette opération de gestion et pour la souplesse dont ils ont fait preuve : mise en place d’un GT préparatoire, richesse des échanges, clarté des explications et des enjeux.

 

Extrêmement attendue par la profession, dans le cadre des nouvelles modalités de carrière issues de PPCR, l’accès à ce grade nous laisse pour le moins dubitatifs !

 

Nous n'étions pas demandeurs de la création d'un nouveau grade, car qui dit changement de grade, surtout lié au mérite, dit exclusion de certain-es. Surtout, quel crédit accorder au vocable « exceptionnel » qui fait la part belle aux missions (vivier 1) sans réelle prise en compte de la valeur professionnelle et laisse le plus grand nombre se partager un pourcentage ridiculement faible de promotions (vivier 2).

 

Comme nous le soulevions dès la première campagne, le vivier 1 est d’ores et déjà quasiment épuisé et les réponses attendues du ministère ne viennent pas. Devrons-nous abandonner des possibilités de promotion ? Nous demandons que le ration V1 et V2 puisse être totalement revu, à la fois dans un souci de rationalité mais aussi, et bien plus encore, dans un souci de plus grande équité.

 

Quelques chiffres : alors que la répartition des collègues hors-classe dans notre académie est de 51% de femmes pour 49% d’hommes, nous comptons respectivement 40% et 80% de femmes promues aux viviers 1 (8 femmes pour 12 hommes) et 2 (4 femmes pour 1 homme) ! Quid de l’équilibre, trop favorable aux femmes dans un cas, totalement défavorable dans l’autre !

Autre disproportion, le nombre de promouvables aux 2 viviers (28 au vivier 1 pour 20 promus contre 124 au vivier 2 pour 5 promus) qui révèle l’injustice flagrante de l’accès à ce grade !

Et que dire de l’âge d’accès de certains qui vont bloquer l’accès pendant 20 ans !

De très nombreux collègues partiront de fait à la retraite sans avoir eu la moindre chance de pouvoir intégrer ce grade, sans avoir aucunement démérité, parfois même en ayant été particulièrement brillants !

 

La création de cette classe exceptionnelle est néanmoins une revalorisation non négligeable des fins de carrières et une ouverture vers des grilles indiciaires beaucoup plus satisfaisantes. Pour autant, il est nécessaire d'élargir son accès au plus grand nombre, c’est-à-dire repenser totalement la répartition entre les 2 viviers pour qu’aucune promotion ne soit perdue.

Nous demandons la modification du décret pour permettre une fongibilité des promotions entre les 2 viviers, voir la disparition pure et simple du principe du vivier 1 qui restera quoiqu'il arrive facteur d'inégalité.

 

Pour des raisons d’équité, nous continuons de demander que les fonctions suivantes soient reconnues avec celles qui le sont déjà dans l’arrêté (éducation prioritaire et DR/DD UNSS) : exercice en EREA, adjoints de l’UNSS, représentants syndicaux en CHSCT, CT et CAPA, coordonnateur de district UNSS. Il conviendrait aussi dans le cadre de l’éducation prioritaire de prendre en compte les exercices avant 1990 pour les collègues les plus âgés, ainsi que les établissements non reconnus alors même qu’ils recrutent exclusivement dans des établissements classés (LP, lycées technologiques).

 

Autant nous avions relevé la disproportion des équilibres homme/femme, au détriment très flagrant de ces dernières, dans les 2 viviers lors de la première campagne, autant l’effet est presque inversé cette fois-ci.

 

Nous resterons très attentifs à l’évolution de la représentation des 2 viviers sur la durée et continuerons à demander l’ouverture plus importante au vivier 2.

 

 

 

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU