CAPA du 12 décembre 2016 Promotion d’échelon

Déclaration liminaire

 

Nous tenons bien sûr avant tout, ainsi que nous le faisons chaque année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition en temps utile de tous les documents relatifs à la préparation de cette CAPA, malgré leur charge de travail qui ne cesse d’augmenter, ainsi que pour la disponibilité et la compétence des gestionnaires.

Nous sommes actuellement dans une période charnière : application de la réforme du collège, mise en place progressive du PPCR, élection présidentielle. Chacune de ces échéances suscite de nombreuses interrogations et des doutes quant à l’avenir de nos métiers.

Pour ce qui concerne la réforme du collège, l’orientation des programmes actuels ne peut rester en l'état si on veut que l'EPS, par ses apports spécifiques, ses apprentissages culturels, sa singularité, puisse continuer à contribuer à la formation des jeunes.

Faire l'impasse de sa prise en compte dans la certification du Brevet des collèges (DNB) représente pour nous une aberration et un non-sens au regard des objectifs spécifiques de notre discipline et provoque l’inquiétude et la colère de la profession. Ainsi les enseignants d’EPS sont engagés dans une grande campagne « EPS je veux que ma note compte » qui recueille déjà près de 10 000 signatures depuis la mi-novembre.

Nous voyons aujourd’hui la concrétisation à l’Education Nationale de la mise en œuvre du protocole PPCR puisque les décrets ont été votés mercredi 7 décembre au CTM MEN. De nombreuses avancées ont été obtenues grâce aux propositions et interventions du SNEP au sein de la FSU (revalorisation salariale, avancement de carrière plus équitable…). Même si celles-ci ne sont pas à la hauteur de nos attentes et revendications au regard des pertes subies, cette évolution permettra à chacun de bénéficier d’un gain et constitue une première étape qu’il conviendra de renforcer notamment par la mise en place d’un plan de rattrapage de la valeur du point d’indice, car ces mesures salariales ne répondent qu’imparfaitement à l’urgence d’une revalorisation générale. Cette satisfaction est cependant entachée par le refus du ministère de déconnecter complètement la carrière de l’évaluation avec le maintien de 3 rendez-vous de carrière et du fait d’une grille d’évaluation, certes nationale, mais qui reste éloignée du cœur du métier, l’acte d’enseignement. Le management et la notion de mérite restent malheureusement bien enracinés dans le logiciel du ministère.

Le SNEP-FSU revendique ainsi toujours une carrière pouvant être parcourue par tous sans obstacles de grade, y compris pour l’accès à la classe exceptionnelle, et au rythme le plus rapide.

Le SNEP-FSU a toujours su agir pour défendre la place de l'EPS (ainsi que du sport scolaire et du sport dans la société), pour la promouvoir et la développer. L'ouverture des débats pour la présidentielle est une opportunité particulière pour rappeler à chacun ce que nous voulons pour nos enfants et notre société, dans le respect de nos valeurs, à travers une école de l’égalité et de la promotion sociale, gages d’une société plus équitable et ouverte sur le monde, afin de pouvoir répondre aux grands enjeux posés par son évolution.

Dans le cadre de la préparation de cette CAPA, probable dernière du genre, l’analyse des documents fournis fait apparaitre un problème : celui de promotion en cas d’égalité de barème parfaite, avec une ancienneté générale de service et une ancienneté dans l’échelon identiques. Notre interrogation se porte sur le critère discriminant retenu pour désigner un collègue promu et pour départager les collègues concernés.

 

Nous nous efforcerons, quelles que soient les réformes mises en œuvre, de poursuivre notre travail de commissaires paritaires dans le respect des règles et pour l’amélioration des conditions de travail de toute la profession, comme cela nous a toujours animés.

 

 

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.