lundi, 04 janvier 2016 19:21

Quels enjeux autour des mutations pour les TZR ?

L’action syndicale a permis dans le milieu des années 80 d’obtenir la création des titulaires remplaçants, permettant une amélioration du service public en garantissant la continuité pédagogique par des personnels titulaires qualifiés. Cette cohorte de collègues permet également la mise en œuvre des droits des personnels (congé formation, congé maladie, congé maternité, droits syndicaux…), c’est donc d’intérêt général dont il s’agit.

L’attractivité de la fonction a été supprimée depuis 2007, bien que le SNEP-FSU se soit battu pour que des bonifications dans le cadre du mouvement de mutation soient octroyées.

Depuis l’intra 2006, seule une bonification de 100 points a été attribuée à l’inter aux TZR ayant été stabilisés sur leur poste actuel dans le cadre d’un vœu ad hoc. Cette bonification attribuable pour la première fois au mouvement 2011 n’a, de fait, concerné que très peu de collègues (ex-TZR en poste fixe depuis au moins 5 ans).

Force est de constater que cette mission fait fuir les collègues. La durée de certains collègues dans la fonction et la perte de perspectives d’une mutation attractive nous ont conduit à la situation actuelle. EtreTZR est un non choix, générant de la frustration chez les collègues.

Il faut retrouver un équilibre. L’entrée dans la fonction doit s’accompagner d’une perspective de sortie dans un temps raisonnable. C’est dans cette perspective que le SNEP-FSU revendique la réintroduction à l’inter et à l’intra d’une bonification progressive liée à l’ancienneté en poste sur ZR.

C’est dans l’intérêt collectif de la profession. Trouver un turn-over autour de la fonction de remplacement qui assurera sa prise en charge malgré la pénibilité. Elle sera assumée par un plus grand nombre de collègues, diminuant la pénibilité pour chacun. L’intérêt individuel doit converger vers l’intérêt général, c’est à cette condition que la profession assumera la fonction de remplacement de façon collective.