CAPA du 10 décembre 2015 Promotion d’échelon

Déclaration liminaire

Nous tenons bien sûr avant tout, ainsi que nous le faisons chaque année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition de tous les documents utiles à la préparation de cette CAPA malgré les multiples tâches qui sont les leurs, ainsi que pour la disponibilité et  compétence des gestionnaires.

Nous souhaitions aussi adresser nos meilleurs vœux à M. Basquin avec lequel nous avons pu travailler dans les meilleures conditions de dialogue social et de respect mutuel pendant toutes les années où il a été présent lors des différentes instances qu’il présidait.

Cette CAPA se tient à un moment très particulier cette année, puisqu’elle vient percuter de nombreux évènements. Nous tenons à dénoncer ainsi les orientations prises par notre ministre, en particulier la réforme du collège qui, au contraire de ce qui est annoncé, va à l’encontre de la réussite de nos élèves. De plus cette réforme sonne le glas d’un certain nombre de disciplines, dont l’EPS, chacun sachant ce que signifie l’abandon de l’évaluation aux examens à plus ou moins long terme. Cette réforme apparait de plus en plus comme purement comptable. Il s’agit de supprimer le plus de postes possibles, tout en demandant aux enseignants un travail supplémentaire considérable, avec des concertations très  nombreuses, sans aucune compensation. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les retours des formations, celles-ci ne se passent pas bien, de trop nombreuses questions ne trouvant aucune réponse ou étant simplement éludées ! La menace qui pèse sur les mutations nous inquiète fortement aussi et pose à son tour le problème d’équité de traitement et du droit à la mobilité. Nous y reviendrons bien sûr en temps utile.

Le SNEP-FSU a, à l’occasion des dernières élections, affirmé une fois de plus sa première place chez les enseignants d’EPS. Cela lui confère une responsabilité qu’il compte bien assumer pour pérenniser notre discipline et ne pas la cantonner à un rôle de faire valoir au sein d’un quelconque dispositif.

Le contexte de restriction budgétaire persistant, la stagnation des traitements dénoncée l’an passé s’est encore aggravée et plus rien ne vient modérer la baisse du pouvoir d’achat de toutes les catégories de fonctionnaires (les collègues continuent à avoir des fiches de paye dont le « net à payer » est en baisse !). Les évolutions de carrière ne suffisent plus à compenser une dégradation de nos revenus toujours plus sensible, les perspectives liées au PPCR nous laissent dubitatifs quant à leur réelle efficacité sur l’amélioration des revenus. Les situations de paupérisation sont de plus en plus nombreuses, en particulier pour les femmes dont la carrière n’a pas été complète ainsi que pour les collègues isolé(e)s.

Le ministère fait perdurer un système d’avancement différencié qui ne règle aujourd’hui aucun problème et n’engendre souvent qu’injustices et aigreurs auprès de nos collègues. Il persiste aussi à refuser de procéder à une revalorisation de la valeur du point d’indice. C’est insupportable et inique et nous ne sommes pas dupes des explications rejetant tout sur « la crise ». Nous exigeons une revalorisation immédiate à la hauteur de toutes les régressions subies depuis 5 ans. L’argent est disponible, il est mal employé et il s’agit bien de choix politiques et de société que nous dénonçons.

Nos demandes réitérées aux IPR de nous fournir des éléments qui nous paraissent indispensables (nombre d’inspections de l’année précédente, répartition des inspections et moyenne des notes par genre et par échelon, nombre d’enseignants ayant une note pédagogique relevant d’une inspection de plus de 5 ans, comparatif des notes pédagogiques et administratives des TZR/ autres collègues) n’ont toujours pas obtenu de réponse. Il nous semble absolument indispensable, par exemple, que les plans d’inspection prennent en compte en priorité la visite des collègues en retard de 5 ans ou plus et surtout toutes celles et ceux qui sont promouvables, lors de l’année précédant cette promouvabilité. Il n’est plus possible que des collègues se voient privés d’un juste avancement par une inspection décalée (trop précoce ou trop tardive). Nous réitérons donc notre demande afin de pouvoir exercer au mieux nos mandats en affinant nos analyses pour faire des propositions fondées sur la situation réelle des collègues.

L’analyse des documents fournis fait apparaitre un problème récurrent, celui des collègues enseignant dans le supérieur ou dans les services de l’UNSS  dont la note sur 100, fixée par la DASEN, est très nettement supérieure à celle des autres collègues examinés dans le même tableau.

Le SNEP-FSU revendique un avancement d’échelon au meilleur rythme pour tous qui, à l’identique de nombreux autres corps et de certains grades, serait plus en phase avec les difficultés actuelles de notre métier, aussi bien pédagogiques et financières que de recrutements. Il revendique aussi une translation de la grille de rémunération vers le haut et,  ainsi que nous l’avons dit plus tôt, une urgente et vitale augmentation de la valeur du point d’indice !

En tant qu’élus, nous ne pouvons nous satisfaire de la situation actuelle et nous entendons peser sur les décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dans l’intérêt de nos collègues et au-delà de  celui de tout le système éducatif ! Nous nous efforcerons de poursuivre notre travail de commissaires paritaires dans le respect des règles et pour l’amélioration des conditions de travail de toute la profession, comme cela nous a toujours animés.

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.