CAPA du 11 décembre 2014 : Promotion d’échelon

Déclaration liminaire

Cette CAPA se tient à un moment très particulier cette année, puisqu’elle vient immédiatement après les résultats des élections professionnelles. Nous dénonçons à nouveau le système du vote électronique, générateur de beaucoup de difficultés et de rejets, qui ne permet pas une participation massive telle que nous la connaissions, même si le pourcentage des votants a augmenté de près de 5 points par rapport à 2011. Le SNEP-FSU a à l’occasion de ces élections affirmé une fois de plus sa première place chez les enseignants d’EPS. Malgré le passage en force du ministère qui a imposé 2 commissaires paritaires de plus, pour le seul corps des PEPS et contre l’avis de notre organisation syndicale, le SNEP-FSU a encore amélioré sa représentativité, en passant la barre des 80% (81.65) de votes en sa faveur et en obtenant 8 sièges sur les 9 possibles. Forts de la confiance que nous accordent les collègues, nous nous efforcerons de poursuivre notre travail de commissaires paritaires dans le respect des règles et pour l’amélioration des conditions de travail de toute la profession, comme cela nous a toujours animés. 

 

Nous tenons bien sûr et plus que jamais cette année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition de tous les documents utiles à la préparation de cette CAPA malgré les multiples tâches qui ont été les leurs ces dernières semaines.

Le contexte de restriction budgétaire persistant, la stagnation des traitements dénoncée l’an passé s’est encore aggravée et plus rien ne vient modérer la baisse du pouvoir d’achat de toutes les catégories de fonctionnaires. Les évolutions de carrière dont l’un des aspects nous réunit aujourd’hui ne suffisent plus à compenser une dégradation de nos revenus toujours plus sensible. Les situations de paupérisation se retrouvent aussi bien chez les professeurs stagiaires que les retraités ou encore les collègues isolé(e)s.

 Le refus du gouvernement de procéder à une revalorisation de la valeur du point d’indice est insupportable et nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette mesure inique. C’est en effet à 20% de baisse que nous sommes arrivés et la spirale infernale ne se ralentit pas. Nous exigeons une revalorisation immédiate à la hauteur de toutes les régressions subies depuis 4 ans.

 Nous souhaitions disposer avant la CAPA de quelques éléments qui nous paraissent indispensables (nombre d’inspections de l’année précédente, répartition des inspections et moyenne des notes par genre et par échelon, nombre d’enseignants ayant une note pédagogique relevant d’une inspection de plus de 5 ans,   comparatif des notes pédagogiques et administratives des TZR/ autres collègues) mais ces documents ne nous ont pas été communiqués par l’inspection. Nous réitérons donc notre demande afin de pouvoir exercer au mieux nos mandats en affinant nos analyses pour faire des propositions fondées sur la situation réelle des collègues.

Le ministère fait perdurer un système d’avancement différencié qui ne règle aujourd’hui aucun problème et n’engendre souvent qu’injustices et aigreurs auprès de nos collègues. N’y a-t-il vraiment que 20% des collègues qui sont méritants ? Quelle est la valeur des autres ? Comment justifier ces exclusions ?

Le SNEP-FSU revendique un avancement d’échelon au meilleur rythme pour tous qui, à l’identique de nombreux autres corps et de certains grades, serait plus en phase avec la difficulté actuelle de notre métier, aussi bien pédagogique que financière.

Nous demandons, qu’en priorité, soient inspectés les collègues dans l’année qui précède leur promouvabilité au grand choix !

Il est plus que jamais urgent aujourd’hui de repenser les déroulements de carrière, à l’heure où les difficultés sont nombreuses (recrutement des enseignants, faible attractivité du métier, formation initiale et continue, installations sportives trop peu nombreuses et préemptées par la réforme des rythmes du 1er degré, etc.).  La revalorisation de la valeur du point d’indice serait un premier signe fort, mais aussi la refonte de la grille avec un début à l’échelon 5 actuel et une translation des points vers le haut.

En tant qu’élus, nous ne pouvons nous satisfaire de la situation actuelle et nous entendons peser sur les décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dans l’intérêt de nos collègues et au-delà de  celui de tout le système éducatif !

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.